Karim Wasfi, violoncelliste dans les ruines, lors d'un concert pour la paix

Un concert pour la paix
et la solidarité

Karim Wasfi, fondateur de la Peace Through Arts Foundation, est devenu célèbre en Irak sous le surnom de 'violoncelliste dans les ruines'

La section italienne de l'Amicale d'action pour la paix a pour objectif de constituer, dans le bassin méditerranéen, un large réseau de clubs Rotary et Rotaract se regroupant autour d'une cause commune : s'attaquer aux causes profondes des conflits (pauvreté, inégalités, tensions ethniques, manque d'accès à l'éducation, à l'eau potable, aux soins médicaux...).

À l'automne dernier, elle a organisé un concert pour célébrer la Journée internationale de la paix des Nations Unies et pour promouvoir l'engagement du Rotary dans ce domaine. L'évènement, auquel participaient les maestros Karim Wasfi (Rc Hub of Southern Wales) et Andrea Ceccomori, a permis de collecter des fonds en faveur de la Fondation Peace Through Arts. Grâce au pouvoir transformateur de la musique, cette fondation a aidé des milliers de personnes, en particulier des enfants rendus orphelins par la guerre, à surmonter leurs traumatismes.

Son fondateur, Karim Wasfi, s'est fait connaître en 2015 pour avoir joué du violoncelle au milieu des décombres, dans la capitale irakienne Bagdad, après un attentat à la voiture piégée. De 2007 à 2016, il a dirigé l'orchestre symphonique national d'Irak. Utilisant les propriétés apaisantes de la musique et des arts pour faciliter la compréhension culturelle et la solidarité, la Fondation Peace Through Arts propose des programmes de musicothérapie et d'art-thérapie, des concerts avec orchestre, des activités professionnelles et civiques, ainsi que des cours de déradicalisation par les arts.

Lors du concert d'automne, Karim Wasfi a été rejoint sur scène par le flûtiste et compositeur italien Andrea Ceccomori, auteur du projet Table of Silence, un grand ballet commémorant les attentats du 11 septembre 2001, appel multiculturel à la paix à travers une cérémonie chorégraphiée de 100 danseurs. Pour ces deux musiciens engagés, promouvoir la paix à travers les arts constitue un premier pas vers la réconciliation et permet de réduire les tensions, de favoriser l'intégration interculturelle et de lutter contre l'extrémisme.

Source : Rotary Italy