À Mons, les autorités se sont accordées sur la façon de gérer les ‘pots’ du Doudou : ces rassemblements autour d’un bar seront exemptés de taxes s’ils ont un objectif caritatif. Les autres seront interdits.
Le secteur associatif peut finalement pousser un ouf de soulagement. À l’issue d’une réunion regroupant l’ensemble des chefs de file du conseil communal, la majorité a une nouvelle fois revu sa copie concernant les traditionnels ‘pots’ organisés pendant la ducasse de Mons. Les discussions ont permis d’obtenir un consensus selon lequel ces rassemblements festifs seront autorisés et exemptés de toute taxation, à condition que la totalité des bénéfices soit reversée aux bonnes œuvres.
En mars 2025 déjà, la possibilité de taxer les pots ouverts à tous pendant le Doudou avait fait débat, l’opposition y voyant une façon de taxer le secteur associatif, généralement bénéficiaire de ces manifestations. La ville s’était dès lors donné un an pour clarifier sa position. En mars dernier, elle présentait la nouvelle mouture de sa proposition, dans laquelle une taxe de 1.500 € était prévue pour les rassemblements de plus de 750 personnes.
Quatre évènements auraient été concernés, dont celui organisé (pour la bonne cause) par le Rotary montois. ‘La volonté du collège communal reste de préserver l’équilibre entre esprit festif et respect des acteurs économiques locaux’, insiste-t-on du côté de la ville. ‘Les commerçants montois font vivre la ville toute l’année, paient taxes et impôts. Permettre à certains de tenir des débits de boissons uniquement pendant la ducasse, profitant ainsi d’un effet d’aubaine, pose question car il s’agit d’une concurrence directe et déloyale.’
Restait donc à savoir comment agir pour ne pas pénaliser l’associatif. Le 3 avril, un accord a pu être conclu : ‘Ce faisant, la ville apporte une réponse mesurée à la problématique, en encadrant les évènements qui génèrent une forte affluence. Concrètement, toutes les initiatives dont les bénéfices sont intégralement reversés à l’associatif seront exonérées.’
Bien entendu, dans une logique de parfaite transparence, des contrôles seront opérés afin de vérifier que tous les fonds profiteront aux actions caritatives locales. ‘Cette disposition va permettre à la ville de cadrer les choses en évitant la multiplication d’évènements à finalité commerciale, sans pour autant pénaliser l’associatif.’ À titre d’exemple, le ‘bar St-Feuillien’ profitant uniquement aux bonnes œuvres du Rotary, ce dernier ne devra pas reverser le moindre euro à la ville. Les pots qui ne répondent pas à ces critères seront, eux, désormais interdits.