Compostelle, réalisé par Yann Samuell, était le film choisi en avant-première et projeté collectivement par les Rotary clubs français et belges dans le cadre de l'édition 2026 d'Espoir en Tête. À Verviers, l'initiative a enregistré un beau succès...
Espoir en Tête est à l'origine un projet des Rotary clubs français qui, par la suite, a été décliné sous la même forme en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg.
Dans tous les cas, l'objectif est identique : collecter des fonds pour la recherche sur les maladies neurodégénératives : Alzheimer, Parkinson, maladie de Charcot, etc. Comment ? En organisant des avant-premières de films familiaux. Les billets sont vendus 16 € et la moitié de cette somme est directement reversée à l'initiative Espoir en Tête. En Belgique, il a été décidé de soutenir en priorité la Fondation Stop Alzheimer.
L'édition 2026 s'est déroulée le 19 mars. Quelque 400 salles en France, une dizaine en Belgique proposaient – avant sa sortie officielle, donc – le long métrage Compostelle, admirablement interprété par Alexandra Lamy et Julien Le Berre.
Dans l'est du pays, les Rotary clubs de Verviers, Verviers-Vesdre, Spa-Francorchamps, La Gileppe, Herve et Plombières-Welkenraedt étaient sur le pont. En guise d'apéro, ils s'étaient donné rendez-vous à la brasserie du Ciné Pathé de Verviers, où la projection devait avoir lieu.
Petit à petit, 280 spectateurs allaient s'installer dans les confortables strapontins du Ciné Pathé. Rotarien(ne)s et Rotaractien(ne)s étaient épaulés par une participation notable de personnes extérieures. Belle visibilité, bel impact !
Notre ami Luc Boulanger (Rc Spa-Francorchamps) prenait le micro pour aborder la maladie d'Alzheimer. Son intervention était suivie d'un documentaire sur le Rotary, et puis en route...
Le film, inspiré de faits réels : « Fred et Adam, deux jeunes que tout sépare, se retrouvent engagés dans le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle grâce à une association. L'un cherche à apaiser les souffrances de son passé, l'autre tente d'endiguer sa fureur et son sentiment d'abandon. Au fil des kilomètres, entre altercations et instants fugaces, une relation ténue se forge. Ensemble, ils découvrent en eux une force insoupçonnée et une humanité qui surpasse les épreuves. »
Le Rc Verviers-Vesdre avait saisi l'opportunité de convier 15 jeunes, adolescents issus de foyers d'accueil de la région, afin de les sensibiliser aux défis de la vie...
113 minutes plus tard, la salle et les visages s'illuminaient, ravis par l'émotion. Comme l'a déclaré un critique français, « Compostelle ne cherche pas à proposer de résolution facile : il préfère illustrer que la réhabilitation est un parcours conséquent, précaire, fait de rechutes autant que d'avancées. »
Au-delà de son récit, le film questionne la notion de transmission, de résilience et de seconde chance. Il pose un regard perspicace sur les meurtrissures invisibles, celles que l'on porte en soi et que le temps seul n'est pas suffisant à estomper. Cadrant parfaitement avec un des axes stratégiques du Rotary, l'opportunité était belle de démontrer au public notre attachement à la jeunesse.
Alexandra Lamy a exprimé sa gratitude envers le Rotary pour avoir sélectionné cette œuvre dans le cadre d'Espoir en Tête. Elle était d'ailleurs présente dans plusieurs cinémas de l'Hexagone. Quel dommage qu'elle n'ait pas franchi la frontière, on aurait apprécié...
Signalons pour finir la diligence de l'équipe du Ciné Pathé Verviers et la coopération productive de Camille Doyen, responsable de Case Départ, distributeur du film pour la Belgique. À l'année prochaine pour une nouvelle aventure cinématographique !
