En remettant un chèque de 10.000 € au club d’aviron ARV Hazewinkel, le Rc Willebroek Klein-Brabant offre à ses jeunes membres des infrastructures supplémentaires, mais aussi et surtout un lieu pour se détendre, se rencontrer et se renforcer mentalement. Car derrière chaque prestation sportive se cache une histoire humaine.
Le sport est axé sur le mouvement, la compétition et la performance. Mais parfois, c’est en dehors des terrains (ou plutôt des plans d’eau, dans le cas qui nous occupe) que l’on note les plus grandes avancées...
Cette année, dans le cadre de son initiative Vonken & Vuur (‘étincelles et feu’), le Rc Willebroek Klein-Brabant a décidé d’octroyer pas moins de 10.000 € à un projet tourné vers la jeunesse : créer, au sein du club d’aviron ARV Hazewinkel, un espace où les jeunes rameurs pourront non seulement s’entraîner, mais aussi étudier, se détendre et s’entraider.
L’objectif de Vonken & Vuur est d’allouer des fonds à des projets qui renforcent le bien-être mental et physique des jeunes. Cette année, il n’y a qu’un seul lauréat. ‘En attribuant la totalité du montant à une seule initiative, nous souhaitions maximiser son impact’, explique le président Koen Maerevoet. ‘Car ce projet correspond parfaitement à nos objectifs : offrir aux jeunes des opportunités de s’épanouir et de renforcer leur résilience.’
ARV Hazewinkel, qui compte environ 130 membres, souhaitait transformer un bureau de secrétariat en un espace de rencontre multifonctionnel, destiné à devenir le cœur social de l’association.
Pour de nombreux jeunes, le club est bien plus qu’un simple lieu d’entraînement. Les séances, intensives, exigent un investissement en temps considérable. Entre les entraînements, les études et les obligations quotidiennes, des liens forts se sont tissés. ‘L’aviron, c’est bien plus qu’un sport’, explique Jarne Roels, 19 ans. ‘Au foot, il y a des cris et du bruit. Sur l’eau, rien de tout ça. Il faut trouver son rythme. On répète les mêmes mouvements, la concentration est maximale. Ça permet de se vider la tête.’
Les membres du club considèrent souvent l’association comme une seconde famille. Certains viennent s’entraîner tôt le matin et y passent une grande partie de leur journée. Un endroit calme pour étudier entre deux activités ou simplement se détendre faisait défaut. Ce ne sera bientôt plus le cas.
À côté de cela, le club souhaite également organiser des ateliers et des séances d’information sur des thèmes tels que le stress, la peur de l’échec, l’image de soi et la résilience mentale. Un projet mené en collaboration avec des psychologues et des organismes de soins. ‘Le bien-être mental est une de nos priorités’, explique Charlotte Da Silva. ‘Avoir un endroit où l’on se sent en sécurité et où l’on peut être soi-même, ça aide.’
Ce projet illustre le rôle de plus en plus sociétal que les clubs sportifs exercent aujourd’hui. Ils deviennent des lieux de rencontre où l’on soigne non seulement sa condition physique, mais aussi sa confiance, son sentiment d’appartenance et sa capacité de résilience.