Depuis plusieurs années, le groupe de thérapie De Lettergreep et le club de boxe de Poperinge animent le programme d’exercices Parkiboks pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Ils appliquent les principes d’entraînement et de mouvement de la boxe, mais sans contact physique. Le Rc Poperinge a récemment fait un don de 1.500 € à cette initiative.
‘Nous avons été sélectionnés par De Warmste Week (grande campagne annuelle de solidarité organisée par la chaîne publique flamande VRT, ndlr), ce qui nous a permis de gagner en visibilité’, explique Frisine Peene, kinésithérapeute à De Lettergreep. ‘Chaque année, le Rotary recherche des associations caritatives locales auxquelles il peut apporter un soutien financier. Nous avons été ravis lorsqu’ils nous ont contactés. Plusieurs Rotariens sont venus assister à une séance. Le budget obtenu nous permettra de poursuivre les cours l’année prochaine. À chaque séance (le jeudi après-midi), nous accueillons six à huit participants. Les conjoints sont également les bienvenus.’
Le Parkiboks est une forme de boxe sans contact physique, spécialement conçue pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Le programme combine des techniques et des exercices axés sur l’équilibre, la coordination, la force, l’endurance et les réflexes. Au lieu de s’affronter sur un ring, les participants s’entraînent sur des sacs de frappe, effectuent des jeux de jambes, travaillent leur vitesse et leur motricité, etc.
Les bienfaits sont innombrables : meilleur équilibre et meilleure stabilité (ce qui réduit le risque de chute), mouvements plus fluides et diminution de la raideur, amélioration de la démarche, de la posture et de la coordination, renforcement musculaire et meilleure condition physique, vitesse de réaction plus rapide, effet positif sur la concentration, l’humeur, la motivation, la confiance en soi…
De plus, l’entraînement en groupe favorise les liens sociaux. Précisons toutefois qu’il n’est aucunement question de guérison : ces activités ne font pas disparaître la maladie. Cela dit, la pratique régulière et intensive d’exercices physiques peut contribuer à ralentir la progression des symptômes et à améliorer la qualité de vie. Les séances d’entraînement sont toujours adaptées au niveau et aux capacités de chaque participant.