La remise du prix ROSA 2026 du Rc Gent à l’hôtel de ville de Gand

La prise en charge de la MPOC :
un investissement social

Chaque année, le Rotary Science Award (ROSA) du Rc Gent récompense la recherche scientifique menée au sein de l’UGent qui bénéficie aux personnes les plus vulnérables de notre société. Cette année, ce sont les projets de la Faculté des sciences pharmaceutiques qui étaient éligibles.

La huitième édition de cet évènement s’est déroulée le 4 mai à l’hôtel de ville de Gand, en présence de la rectrice, la prof. Petra De Sutter, et du doyen de la Faculté, le prof. Jan Van Boxlaer. La rectrice a souligné l’importance de ROSA et de sa démarche à vocation sociale. Ainsi, grâce à ce prix, la docteure Vandekinderen et le professeur Roets, deux anciens lauréats, ont pu mener une étude de cas sur l’absence de jeunes filles dans les espaces publics le long du Waterspotbaan à Gand. Bientôt centenaire, le Rc Gent témoigne depuis longtemps d’un engagement social fort.

Dominique Delbeke, Lies Lahousse et Jan Van Boxlaer lors de la remise du prix ROSA 2026

Dominique Delbeke, président du club, Lies Lahousse, lauréate, et Jan Van Boxlaer, doyen

La professeure Lies Lahousse est la lauréate ROSA 2026 pour son projet intitulé ‘La prise en charge de la MPOC comme investissement social’. MPOC veut dire ‘maladie pulmonaire obstructive chronique’. Seuls les adultes en sont atteints, la plupart fumeurs ou anciens fumeurs de plus de 40 ans. Le tabagisme est en effet l’une des causes principales, tout comme le fait de vivre dans un environnement poussiéreux ou enfumé.

La MPOC est une cause majeure d’inégalité sanitaire dans les pays occidentaux. Des soins de meilleure qualité, précoces et personnalisés peuvent améliorer la santé et la qualité de vie et, par conséquent, réduire les inégalités sociales. Grâce au dépistage précoce, au soutien au sevrage tabagique et à une meilleure observance thérapeutique, la prise en charge de la MPOC devient davantage proactive et inclusive, réduisant les hospitalisations et les coûts. Une approche intégrée est essentielle pour garantir un système de santé plus équitable. Compte tenu de sa grande pertinence sociétale, le jury a décerné à ce projet un prix d’un montant de 10.000 €.

La rectrice de l’UGent Petra De Sutter

La rectrice Petra De Sutter

La Faculté des sciences pharmaceutiques est de loin la plus petite de l’UGent, et pourtant trois autres projets de grande valeur avaient été soumis.

Au sein du Laboratoire de toxicologie, les docteurs Christophe Stove et Maaike Vandeputte étudient de nouvelles substances psychoactives et des méthodes de mesure objective de la consommation d’alcool. Leurs recherches portent notamment sur les drogues de synthèse dangereuses, parmi lesquelles de puissants opioïdes. Grâce à des techniques innovantes, ces substances peuvent être détectées plus rapidement, ce qui facilite la prévention et la prise en charge des surdoses.

Parallèlement, le professeur Steven Van Calenbergh travaille sur de nouveaux traitements contre les maladies tropicales négligées. Au sein du Laboratoire de chimie médicinale, son équipe développe des agents de synthèse qui présentent des résultats prometteurs contre certaines pathologies parasitaires comme la maladie du sommeil.

Le projet de la professeure Sarah De Saeger a également suscité un vif intérêt. Avec MYTOX-SOUTH, elle vise à améliorer la sécurité alimentaire en luttant contre les mycotoxines (substances toxiques produites par certains champignons) présentes dans les aliments. Ce projet, qui allie recherche, formation et coopération internationale, renforce les laboratoires des pays du Sud global. Grâce à une plateforme d’apprentissage numérique et à des interventions agricoles concrètes, les réglementations sont affinées, les aliments sont plus sains et les économies locales plus fortes.

Michel Tanret (Rc Gent)

Les lauréats et invités du prix ROSA 2026 du Rc Gent